Ntitugitambira imisigati
Bujumbura, le 4 Septembre 2026 Gako News Blog Ubu twarahevye gutambira
imisigati n’ibitumbura, dutambira Imana yaturemye turashobora natwe kwiga tubuze
uzudufasha. Propos de certains membres de la communauté batwa de Gatabo lors de
la distribution du materiel scolaire à 149 apprenants par Fedu Burundi.
A deux semaine de la rentrée scolaire 2026-2027, l’Association Fount of Eduaction International –Fedu Burundi a octroyé un kit scolaire à 149 apprenants batwa des écoles fondamentales Shombo II et Gatabo. Ce jeudi, sur la cour de l’écofo Shombo, parents et chrétiens avaient fait un rassemblement pour soutenir la délégation de Fedu Burudi composée de l’Evangéliste Missionnaire Mapendo Anne Marie, Présidente et Représentante Légale, Barinzigo Julien, le secrétaire exécutif et chargé de la communication et media et Pasteur Ntunga Willy de l’Eglise du Rocher Maramvya et membre de de Fedu Burundi.
Avant la distribution, comme à la couturée, Mapendo a prodigué des conseils en prenant référence aux versets bibliques relatifs à l’éducation et au bienêtre. ‘’Ce matériel scolaires n’est à vendre’’, a –t-elle insisté avant d’être secondée par son secrétaire qui a parlé d’un cachet que porte ces cahiers et qu’une fois retrouvés au marché ces cahiers seront retirés du vendeur avant. Le chef coutumier,Nzambimana Salvator, animateur des chorales et de la liturgie à l’Église du Rocher de Shombo n’a pas manqué son rôle : Imana ntisiba kudutwenza . randura icodupfa Mana, bagarira ico dupfana, Mana. des mots dont la composition surprend même le Pasteur Nwitonda Pierre, responsable de l'Eglise Rocher de Shombo et point focal de Fedu Burundi en même temps coordinateur du projet en cours de la construction de 10 maisons pour les plus vulnérables de cette communauté.
Après
la distribution faite avec doigté scientifique, certains des intervenants sont
passés à l’interview.
Un chef coutumier- Anonymat
Question : Il y a
trois ans, le chef de l’État avait promis aux membres de la communauté Batwa de
lui attribuer au moins des superficies à cultiver. Cette promesse a-t-elle été
tenue ?
Réponse : Non, loin de là. Nous ne savons même pas quelle suite a été donnée à ces promesses des autorités et de certaines organisations qui viennent prendre des photos dans notre communauté, puis disparaissent avec leurs promesses. Nous sommes une population abandonnée à elle-même. Nous ne jouissons pas des mêmes droits que les autres citoyens burundais. Même certaines institutions financières ne nous accordent pas de crédits, sous prétexte que nous n’avons rien à hypothéquer. Nous avons des terres sur lesquelles nous vivons toujours dans la peur, car certains hauts responsables nous disent qu’un jour le pouvoir va récupérer nos terres, qui sont grandes comme des mouchoirs de poche.
2.
Interview avec un parent
Question : Après
avoir reçu l’aide sous forme de kits scolaires, espérez-vous de bons résultats
au terme du trimestre pendant l’année scolaire 2026-2027 ?
Réponse : La seule
chose que je peux dire, c’est de remercier vivement cette association. Mais, en
ce qui concerne les résultats scolaires, il faut avoir des doutes, car les
conditions de vie de ces apprenants sont précaires.
Filles et garçons vivent
ensemble et dorment devant leurs parents dans une même hutte. Lorsque la pluie
tombe, même le matériel scolaire est endommagé.
Ces apprenants n’ont ni
suffisamment de nourriture ni de vêtements. Dans de telles conditions, il est
difficile d’espérer de bons résultats scolaires.
3. Interview avec un élève
Intervenant : Un élève
de 7e année
Question :
Espérez-vous faire des progrès significatifs dans vos résultats scolaires grâce
à cet appui en kits scolaires ?
Réponse : Si Dieu
m’aide, je ferai de mon mieux. Mais le grand obstacle reste la vie difficile
que je mène.
Nous sommes trop nombreux
chez moi et nous ne trouvons pas suffisamment de nourriture. Je ne peux que
remercier cette association pour son soutien, mais je l’invite également à
penser à la question de l’alimentation et du logement décent, car, dans ces
conditions, la réussite scolaire reste incertaine.
4. Interview avec d’autres parents
Témoignage
de Ngabireyima Consolate
Question : Quel est
votre revenu journalier grâce aux pots que vous fabriquez ?
Réponse : Ne
parlons pas de revenu, car 2 000 FBU ne peuvent pas être considérés comme un
véritable revenu. Actuellement, avec cette somme, on ne peut presque rien se
procurer. J’ai trois enfants et je ne parviens pas à les nourrir correctement,
car je n’ai ni terre à cultiver ni autre source de revenus, à part cette
activité rudimentaire de fabrication de pots.
5.
Interview avec un responsable administratif
Intervenant : Un
responsable administratif ayant préféré garder l’anonymat.
Question :
L’administration locale est-elle au courant de la situation que vivent les
membres de la communauté Batwa ?
Réponse : Bien
sûr, mon ami. Je ne peux pas vous dire le contraire. Les hauts responsables
sont parfaitement au courant de cette situation. Mais comme cette communauté ne
présente pas d’intérêt personnel direct pour certains responsables, elle n’est
pas considérée comme une priorité. Les autorités ont besoin de cette communauté
lorsque les élections approchent. Après les élections, la communauté tombe dans
l’oubli et est laissée à elle-même, sans savoir vers quel saint se vouer. Le
Président de la République fait de son mieux, mais si ceux qui l’entourent et
l’aident ne comprennent pas la nécessité de promouvoir cette communauté, elle
restera délaissée jusqu’au jour où elle finira par se soulever, comme cela
s’est produit dans le passé avec l’ethnie hutue.
6.
Interview avec un autre chef coutumier ou représentant de la communauté Batwa
Intervenant : Nzambimana
Salvator, animateur des chorales et de la liturgie à l’Église du Rocher de
Shombo.
Question :
Croyez-vous réellement que les Batwa ont embrassé la foi chrétienne malgré les
multiples problèmes auxquels ils font face dans leur vie quotidienne à Shombo ?
Réponse : Petit à
petit, l’oiseau fait son nid. Nous avons eu un bon pasteur mobilisateur qui se
donne corps et âme pour nous amener au Christ. Actuellement, nous avons cessé
de danser pour les cannes à sucre données par des passants qui cherchent à nous
humilier. Nous dansons plutôt pour Celui qui est mort pour nous : le Christ
Jésus, Fils de Dieu. Toutefois, l’extrême pauvreté à laquelle les Batwa de
Shombo font face constitue un élément de découragement. Certains vont jusqu’à
me demander si Dieu serait injuste. Je leur réponds qu’Il est juste, même dans
les difficultés de la vie. Personnellement, j’ai compris que Dieu est le seul
maître de ma vie et que tout vient de Lui.
Propos de l'un de la délégation
Un exemple typique est
celui de l’Association Fount of Education International (FEDU Burundi),
qui a distribué des pagnes aux veuves vulnérables. Celles qui en avaient reçu
plusieurs ont rapidement partagé un pagne avec celles qui n’avaient pas eu
cette chance.






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