Burundi : Pénurie d'eau, une affaire de manque de responsabilité

des jeunes s'insurgent contre la pénurie d'eau au Burundi, un pays de milles sources d'eau potable

Burundi : Le Gouvernement se laisse pillé

Le Fonction publique débloque un salaire des hauts cadres.

Burundi : DIY et PIN appellent pour la ratification de la Convention de Malabo

Si le Burundi ne signe et ne ratifie pas la ''Convention de Malabo''.

Burundi : Marché central, un clair-obscur vieux de 13 ans

l'un des plus angoissants parmi une légion d'incendies, un mystère à plusieurs hypothèses

Burundi : Katihabwa n'est plus Ministre Bujumbura

Mr Arthemon Katihabwa, un deux ministres remerciés par le Président Evariste Ndayishimiye

Saturday, October 31, 2026

Sénégal : Deux femmes, deux univers, un seul cœur.

 

Sénégal : Deux femmes, deux univers, un seul cœur.

Bujumbura, le 31 octobre 2026, Gako News –Blog Marie Khone Faye et Absa Faye, toutes premières dames, la première, campagnarde jouant la représentation et la seconde citadine et de rôle protocolaire. Entre la beauté et la maitrise. Seul Faye sait.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a deux épouses : Marie Khone Faye et Absa Faye. Depuis son accession à la présidence en avril 2024, les deux femmes ont été présentées publiquement à ses côtés. Elles partagent le rôle de Premières dames du Sénégal, une situation inédite dans l'histoire politique récente du pays.

Deux personnalités, deux histoires, deux façons d'aimer.

La première des premières dames du Sénégal, Marie Khone Faye a étudié à l'Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et à l'Institut supérieur de management. Elle possède une formation en banque et assurance. Elle a notamment travaillé dans le secteur de la microfinance avant se marier à Faye en 2009 de qui elle aura trois garçons et une fille.  

Depuis l'élection de son mari, elle participe aux activités protocolaires et à certaines représentations officielles. Elle a notamment pris part à des rencontres internationales et s'est exprimée sur l'éducation des filles et l'autonomisation des femmes.

La seconde épouse des premières dames du Sénégal est une citadine achevée. Grandi à Dakar, Absa Faye  est mariée à Faye en février  2023 et a déjà fait une fille née en janvier 2025 avec le fondateur du parti Kiiraay.   

Absa Faye a étudié la gestion à l'École supérieure polytechnique de Dakar. Elle a également effectué une partie de son parcours en France. Avant son rôle de Première dame, elle a travaillé dans le secteur bancaire et dans le domaine du genre et du développement, notamment en lien avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

Elle accompagne le président lors de certaines cérémonies et activités officielles. Elle est également apparue à ses côtés lors d'événements internationaux, notamment pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

Protocolairement,

A la droite de l'autorité : place d'honneur souvent réservée à la personnalité qui bénéficie de la préséance. A la gauche de l'autorité : autre place protocolaire, dont l'importance dépend de la cérémonie et des règles applicables. Les photos du triplet en dit beaucoup. Comprend qui peut.

Certains pourraient penser que Marie Khone occupe une place particulière pour des raison qu’elle partage la vie du président depuis environ 2009, qu’elle l'a accompagné durant une grande partie de son parcours personnel, bien avant son accession au pouvoir , qu’ils ont construit ensemble une famille de quatre enfants et que leur histoire commune, antérieure à sa carrière présidentielle, peut donner l'impression d'un lien particulièrement ancien et profond.

On trouve que Absa Faye bénéficie également d'une place visible car le président l'a présentée publiquement comme son épouse, qu’elle l'a accompagné lors d'événements officiels, que leur mariage ait eu lieu en 2023, avant son accession à la présidence. Et que sa présence aux côtés du président montre qu'elle assume elle aussi une place reconnue dans sa vie familiale et publique.

OMS: 7 candidats pour succéder à Tedros.

 

OMS:  7 candidats  pour succéder à Tedros. 

Bujumbura, le 31 octobre 2026 – Les États membres de l’OMS viennent de proposer 7 candidats au poste de Directeur général pour succéder à Tedros. 

·        Dr Hanan Mohammed Al-Kuwari

·        Dr Hanan Balkhy

·        Dr Hans Henri P. Kluge

·        Dr María P. Neira

·        M. Budi Gunadi Sadikin

·        Dr Li Song

·        Dr Gevorg Tamamyan

Dans un communiqué de presse rendu public ce vendredi 30 octobre 2026  à Génève en Suisse, siège de l’Organisation mondiale de la santé,  le bureau a dévoilé les noms de 7 candidats en lice pour succéder à l’Ethiopien Dr Tedros Adhanom Ghbreyesus, 61 ans élu au poste de Directeur général de l'    o    rganidsation mondiale de la santé le 23 Mai 20217  lors de l'Assemblée générale.

Le communiqué précise que les candidats échangeront avec les États membres et les membres associés les 18 et 19 novembre 2026, à l’occasion du premier forum des candidats, qui se tiendra au siège de l’OMS.

Lors de sa 160e session, au début de l’année 2027, le Conseil exécutif de l’OMS établira une liste restreinte de cinq candidats. Les membres du Conseil exécutif procéderont ensuite à des entretiens avec ces candidats et en désigneront jusqu’à trois qui seront soumis à l’examen de l’Assemblée mondiale de la Santé, ajouté le communiqué de presse.

Un deuxième forum des candidats, réunissant les candidats désignés par le Conseil exécutif, se tiendra le 15 mars 2027 et lors de sa 80e session, en mai 2027, l’Assemblée mondiale de la Santé nommera le nouveau Directeur général qui prendra ses fonctions le 16 août 2027.

 

 


Friday, October 23, 2026

Ngo guhiganwa n'uwo wigishije ni iteka


Ngo guhiganwa n'uwo wigishije ni iteka


Bujumbura, igenekerezo ry 24 Gitugutu, Gako News- Blog ''Naratiwe haraciye imyaka 45 . Hari ibintu ntashobora gukora : kwiba. Uwonzomenya yo yabikoze nzomwiyamiriza.’' Ayo ni amajambo ya Kobako Gaspard arongoye umugambwe AND- intadohoka asanzwe ari umwe mu bahiganigwa ikibanza c'umukuru w'igihugu mu matora ya 2027. Aho yarashitse imbere ya Bibliothèque ya Campus Kamenge yemeje ko gusoma bitanga ubumenyi. Hari Kuro wagatanu igenekerezo rya 24 Gitugutu aho yibukije abanyeshure bariko baramuramutsa ko ababazwa cane n' abanyonora itunga rusangi. Yatanze akarorero k'abanyuruje amahera ibihumbi 800 vy'amadorari yaragebewe kubaka ikiraro cohuje #Gasekebuye n'umutumba #Rweza.

Yishura ku kibazo yarabajijwe ko azohiganwa n'uwo yigishije asanzwe ari umukuru w'igihugu ,Perezida Varisito Ndayishimiye , n'akamwemwe yavuze ati:''Ni iteka''.

https://youtu.be/pw-4IXLibgc?si=SJW8_jHAf0dfBfyU  

Friday, October 16, 2026

 

2 251 personnes recensées sans abri au Burundi

Entre des milliards de personnes confrontées à l’insécurité du logement dans le monde, 2 251 personnes recensées sans abri au Burundi et un écart économique considérable avec les grandes puissances, le thème « Un logement sûr pour tous » remet la dignité humaine au centre du combat contre la pauvreté.

Bujumbura, le 16 octobre 2026 , Gako News-Blog— « Un logement sûr pour tous » : tel est le thème retenu pour l’édition 2026 de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, célébrée chaque année le 17 octobre. À l’occasion de cette Journée internationale,  Antonio Guterres appelle à la mobilisation de  la volonté politique et les investissements nécessaires pour garantir à chacun et chacune un logement sûr et la possibilité de se bâtir une vie digne, à l’abri de la pauvreté.

Une hutte de la communauté Batwa, Shombo,
 Barinzigo Julien-Fedu Burundi 


Cette année, l’accent est mis sur un droit fondamental : permettre à chaque personne, quels que soient ses revenus ou sa situation sociale, de vivre dans un logement décent, sûr et accessible financièrement.

Une crise mondiale qui touche des milliards de personnes

Tout a commencé le 17 octobre 1987, lorsque plus de 100 000 personnes se sont rassemblées au Trocadéro, à Paris, pour rendre hommage aux personnes touchées par l’extrême pauvreté, la violence et la faim. En 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies a officialisé cette journée par la résolution 47/196., rappelle Global Citizen.

Selon les estimations présentées par ONU-Habitat dans son World Cities Report 2026, jusqu’à 3,4 milliards de personnes n’ont pas accès à un logement sûr, sécurisé et adéquat. De son côté, la page officielle des Nations unies consacrée à la Journée internationale évoque plus de 2,8 milliards de personnes confrontées à différentes formes d’inadéquation du logement, dont environ 1,1 milliard vivant dans des quartiers informels ou des bidonvilles. Pour plus de 2,8 milliards de personnes, le logement signifie vivre dans des conditions inadéquates. Et environ 750 millions de personnes vivent encore sans accès à l’électricité, indique Global Citizen et  alors que 1,2 milliard de jeunes atteindront l’âge de travailler dans les pays en développement au cours des 10 à 15 prochaines années, seuls 400 millions d’emplois devraient être créés, estime la Banque mondile.

L’ONU souligne également que plus de 300 millions de personnes dans le monde sont privées d’un véritable logement. Ces estimations reposent sur des définitions différentes de l’insécurité résidentielle, mais elles convergent sur l’ampleur de la crise.

Les projections du Fonds monétaire international pour 2026, publiées dans son World Economic Outlook d’avril, estimaient le produit intérieur brut (PIB) nominal des États-Unis à environ 32 384 milliards de dollars, contre environ 8,14 milliards de dollars pour le Burundi soit 4 000 fois supérieure à celle du Burundi. L’écart apparaît également lorsqu’on examine le PIB par habitant. Pour 2026, le FMI projetait environ 94 430 dollars par habitant aux États-Unis, contre 546 dollars au Burundi, aux prix courants. En parité de pouvoir d’achat, le PIB par habitant du Burundi était estimé à environ 1 030 dollars internationaux.

Au Burundi, 2 251 personnes recensées sans abri

Selon les résultats du Recensement général de la population, de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage de 2024, publiés par l’Institut national de la statistique du Burundi, 2 251 personnes ont été recensées comme sans-abri, dont 2 104 en milieu urbain et 147 en milieu rural, parmi les foyers les plus visés sont celles de la communauté Batwa.

La question de l’habitat est indissociable de celle de l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. Selon l’analyse budgétaire 2024-2025 de l’UNICEF consacrée à ce secteur au Burundi, les indicateurs du Programme commun OMS/UNICEF de suivi pour 2023 faisaient état d’un accès aux services d’assainissement de base de 45,7 %. Le même document indiquait que seulement 6,3 % de la population disposait d’un service de base pour le lavage des mains avec de l’eau et du savon.

Ces données montrent qu’une habitation ne peut être considérée comme pleinement adéquate si ses occupants ne disposent pas des conditions minimales d’hygiène et d’assainissement.

Pour l’exercice budgétaire 2024-2025, les allocations publiques consacrées à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement s’élevaient à 55,3 milliards de francs burundais, soit environ 19,4 millions de dollars selon le taux de conversion utilisé dans le rapport de l’UNICEF. Cette enveloppe représentait 1,1 % du budget total de l’État et 0,4 % du PIB. Ces montants concernent le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, et non le seul logement.

La pauvreté, une réalité multidimensionnelle

La pauvreté ne se résume pas au manque d’argent. Elle se manifeste aussi par l’insuffisance de nourriture, l’impossibilité de se soigner, les difficultés d’accès à l’école, le manque d’eau potable et l’absence d’un logement convenable. Le Secrétaire Général des Nations Unies  affirme que la pauvreté constitue une atteinte à la dignité humaine et un déni des droits humains. Elle réduit le champ des possibles et amplifie la vulnérabilité des individus face aux crises.

Au Burundi, la Banque mondiale estime que 74,2 % de la population vivait avec moins de 3 dollars internationaux par jour, selon la parité de pouvoir d’achat de 2021 et les données de référence de 2020. Il s’agit de la dernière estimation affichée pour cet indicateur dans le profil-pays consulté, et non d’une mesure réalisée en 2026.

Cette proportion souligne l’ampleur du défi auquel sont confrontés les ménages à faibles revenus. Pour ces familles, le coût du terrain, des matériaux de construction, du loyer et des services essentiels peut rendre difficile l’accès à une habitation convenable. Antonio ajoute  les conséquences – creusement des inégalités, mise en péril de la santé, perturbation de l’éducation et difficultés toujours plus grandes d’accès à un emploi stable – peuvent se faire sentir sur plusieurs générations.

Pour le pasteur Nittunga Willy, de l’Église du Rocher de Maramvya, en commune Ntahangwa, la pauvreté comporte également une dimension spirituelle et relationnelle. « La pauvreté est d’abord le manque de relations avec son Dieu, ensuite avec soi-même et enfin avec les autres », estime-t-il.

Cette lecture rappelle que la pauvreté peut être vécue comme une rupture des liens sociaux et une perte de dignité, au-delà des seuls indicateurs monétaires. Dans l’approche des Nations unies, elle constitue également une privation de droits et de possibilités, qui réduit la capacité des personnes à faire face aux crises et à construire leur avenir.

« Le logement pour tous est un leurre », estime Kobako Gaspard

Le thème de cette année suscite aussi des interrogations sur la capacité des engagements internationaux à produire des changements concrets dans les pays les plus pauvres.

Kobako Gaspard, président du parti AND Intadohoka et candidat à la présidentielle, considère que les déclarations internationales risquent de rester théoriques en l’absence de politiques nationales suffisamment ambitieuses. Il décrit les propos du Secrétaire général des Nations unies comme une « déclaration d’intention » et estime que « le logement pour tous est un leurre, surtout dans des pays comme le Burundi ».

Il dénonce notamment la persistance de la pauvreté des ménages et l’insuffisance, selon lui, des politiques de réinsertion des enfants en situation de rue. Le chiffre d’environ 7 000 enfants en situation de rue qu’il évoque correspond à un ordre de grandeur déjà mentionné dans des documents et enquêtes antérieurs ; il ne constitue pas, en lui-même, un décompte actualisé pour 2026.

La question mérite une attention particulière : un enfant privé d’un cadre de vie stable est davantage exposé aux risques liés à la rue, à l’interruption de sa scolarité et à l’exclusion sociale. La réponse ne peut donc se limiter à fournir un toit temporaire. Elle suppose aussi un accompagnement familial, éducatif et social adapté.

Les critiques formulées par Kobako Gaspard posent ainsi la question de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable : comment passer des engagements internationaux à des résultats vérifiables dans la vie des populations ?

Thursday, October 8, 2026

Journée mondiale de la poste : au Burundi, une histoire vieille de plus de 140 ans

 

Journée mondiale de la poste : au Burundi, une histoire vieille de plus de 140 ans

Le Burundi célèbre, comme plus de 660 000 bureaux et 4,6 millions d’agents du reste du monde, la Journée mondiale de la poste ce vendredi 9 octobre 2026. Mais derrière cette célébration internationale se cache une histoire nationale qui remonte à 1885. Plus de 140 ans après les premiers textes officiels consacrés à la Poste burundaise, le secteur fait face à un nouveau défi : se réinventer à l'ère du numérique.

Bujumbura — 8 octobre 2026, Gako News –Blog. À l'heure où les messages instantanés, les courriels et les réseaux sociaux ont profondément transformé les habitudes de communication, la poste continue de jouer un rôle dans les échanges entre les citoyens, les entreprises et les institutions. Au Burundi, cette histoire ne date pas d'hier. Elle remonte officiellement au 16 septembre 1885, date du premier texte officiel concernant la Poste burundaise.


Cette date place l'histoire postale du Burundi dans une période où les réseaux postaux modernes étaient encore en pleine construction à travers le monde.’’ En cette Journée mondiale de la poste, nous célébrons un système dont le rôle va bien au-delà de l’acheminement du courrier. Avec plus de 660 000 bureaux et 4,6 millions d’agents, la poste relie les populations et fournit des services essentiels en s’efforçant de ne laisser personne de côté’’, lance le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guteres dans son message de cette occasion.

Du premier texte officiel à l'administration postale

Au Burundi, le développement du service postal s'est fait progressivement. En 1912, un service d'encaissement des quittances est mis en place. À partir de 1920, le réseau postal connaît une expansion plus importante et se connecte progressivement aux réseaux des territoires voisins et de la Belgique.

Après l'indépendance du Burundi, une nouvelle étape intervient le 10 octobre 1962. Une loi institue officiellement l'Administration postale du Burundi, donnant au pays un cadre institutionnel propre pour organiser ses services postaux.

Depuis, le secteur a connu différentes transformations et s'est adapté à l'évolution des besoins de la population.

Pourquoi le monde célèbre-t-il la poste le 9 octobre ?

La date du 9 octobre renvoie à un événement fondateur de l'histoire postale internationale. Le 9 octobre 1874, à Berne, en Suisse, 22 pays signent le traité qui donne naissance à l'Union générale des postes. L'organisation deviendra, en 1878, l'Union postale universelle (UPU). Près d'un siècle plus tard, en 1969, le Congrès de l'UPU réuni à Tokyo décide d'instituer le 9 octobre comme Journée mondiale de la poste.

Depuis, cette journée est célébrée chaque année afin de rappeler l'importance des services postaux dans la communication, le commerce et le développement.

Une histoire qui remonte à l'Antiquité

L'histoire de la poste est toutefois beaucoup plus ancienne que les organisations postales modernes. Des systèmes de messagers existaient déjà dans les grandes civilisations de l'Antiquité. Selon l'UPU, un système postal était notamment connu en Égypte vers 2000 avant notre ère. La poste moderne va ensuite prendre forme progressivement avec la création de réseaux organisés, de bureaux de poste et de systèmes d'affranchissement.

En Europe, une étape importante intervient en 1840, lorsque le Britannique Rowland Hill contribue à réformer le système postal. La même année apparaît le Penny Black, considéré comme le premier timbre-poste au monde.

L'Afrique, un continent aux traditions postales anciennes

Le continent africain possède lui aussi une longue histoire postale.

L'Égypte fait partie des pays africains qui ont joué un rôle précoce dans le développement de la poste moderne. Egypt Post est officiellement créée en 1865, tandis que l'Égypte rejoint l'Union postale universelle en 1875.

À l'échelle continentale, la coopération entre administrations postales africaines se renforce avec la création de l'Union postale africaine en 1961.

L'évolution du secteur ne s'est donc pas limitée à l'Europe. Les réseaux postaux se sont progressivement développés sur l'ensemble du continent, avec des trajectoires différentes selon les pays.

La poste face au défi du numérique

Aujourd'hui, la poste n'est plus seulement synonyme de lettres et de timbres. La généralisation du téléphone portable, des courriels, des réseaux sociaux et des plateformes de commerce électronique a profondément changé le secteur. Les opérateurs postaux doivent désormais développer la livraison de colis, la logistique, les services numériques et, dans certains pays, les services financiers.

Cette transformation constitue également un enjeu pour le Burundi.

L'avenir de la Poste burundaise dépendra notamment de sa capacité à moderniser ses infrastructures, à développer de nouveaux services et à répondre aux besoins d'une population de plus en plus connectée, tout en conservant son rôle de service accessible sur l'ensemble du territoire. Une connexion réaffirmée par Antonio :’’ Le réseau postal est un intermédiaire de confiance, qu’il s’agisse d’aider un jeune à ouvrir son premier compte bancaire numérique, une famille à accéder à la télémédecine, une chef d’une petite à atteindre les marchés mondiaux ou une personne âgée à recevoir l’attention dont elle a besoin’’.-Extrait du message,2026.

Suisse et Allemagne en tête du développement postal

Pour mesurer le niveau de développement des services postaux, l'Union postale universelle utilise notamment l'Indice intégré pour le développement postal (2IPD).

Cet indice prend en compte plusieurs dimensions, notamment la fiabilité, la portée, la pertinence des services et la résilience des réseaux postaux.

Dans le classement 2024 de l'UPU, la Suisse et l'Allemagne occupaient conjointement la première place, parmi les 174 pays évalués. Ce résultat illustre l'évolution du secteur dans les pays où la poste combine désormais les services traditionnels avec la logistique moderne, le commerce électronique et les solutions numériques.

Au Burundi, quelle poste pour demain ?

À la veille de la Journée mondiale de la poste, l'histoire de la Poste burundaise rappelle un fait essentiel : les moyens de communication changent, mais le besoin de relier les personnes et les territoires demeure. Du premier texte officiel de 1885 à la transformation numérique actuelle, la poste burundaise a traversé plusieurs époques.

Le défi de la prochaine étape sera de transformer cette longue histoire en une nouvelle dynamique : une poste plus moderne, plus accessible, plus numérique et davantage adaptée aux besoins des citoyens et des entreprises, affirment certains experts du secteur et le secrétaire Général des Nations Unies qui prépare ses adieux rassure ,’’ le système postal est l’un des plus anciens exemples de multilatéralisme en action : grâce à la coopération internationale, les messages, les marchandises et les services arrivent à destination, même en période de catastrophe ou d’urgence. En ce jour, célébrons les postières et les postiers ainsi que l’Union postale universelle pour le rôle essentiel qu’ils jouent en reliant le monde’’.

Wednesday, October 7, 2026

La dette publique encore dossier phare

 

La dette publique encore dossier phare

Bujumbura, le 7 octobre 2026, Gako News- Blog. L’endettement des États, la croissance économique, l’inflation, les prix de l’énergie, la stabilité financière, le financement du développement et les conséquences économiques des conflits sur l’agenda des assemblées annuelles des grands acteurs de l’économie mondiale à Bangkok.

C’est la semaine en huit, à environ 15 000 km de Bujumbura selon l’itinéraire Les principales institutions financières internationales et les responsables économiques de nombreux pays se réuniront  à Bangkok, à l’occasion des réunions annuelles 2026 du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale.

Les rencontres se tiendront du 12 au 18 octobre 2026, au Queen Sirikit National Convention Center (QSNCC). Sont attendus notamment les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des 191 pays membres du FMI et de la Banque mondiale, ainsi que des représentants d’autres institutions internationales.

Organisées conjointement par le FMI et le Groupe de la Banque mondiale, avec la Thaïlande comme pays hôte, ces réunions constituent l’un des principaux rendez-vous internationaux consacrés à l’économie et aux finances mondiales.

Au programme figurent plusieurs dossiers majeurs : l’endettement des États, la croissance économique, l’inflation, les prix de l’énergie, la stabilité financière, le financement du développement et les conséquences économiques des conflits. Les participants devraient également examiner les effets de l’intelligence artificielle sur l’économie mondiale ainsi que les difficultés particulières auxquelles sont confrontés les pays en développement et les pays à faible revenu.

À la veille de ces réunions, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a appelé les gouvernements à accélérer leurs efforts face aux défis liés à la dette, aux inégalités et aux risques associés à l’essor de l’intelligence artificielle.

Pour les pays en développement, notamment en Afrique, ces discussions revêtent une importance particulière. Les décisions prises par les grandes institutions financières internationales peuvent avoir des conséquences directes sur le financement du développement, la dette publique, les investissements et les politiques économiques nationales, nuancent certains économistes africains.

En Afrique, le modèle traditionnel de l’aide au développement fait de plus en plus débat. Certains responsables et économistes africains ne réclament pas sa suppression, mais s’interrogent sur son efficacité et ses conséquences à long terme.

Selon ses détracteurs, cette aide peut renforcer la dépendance financière des pays bénéficiaires, notamment à travers les dons et les prêts concessionnels. Les conditions attachées à certains financements, ainsi que le manque de contrôle local sur certains projets, sont également critiqués.

Autre problème : la fragmentation de l’aide. Plusieurs bailleurs financent des programmes distincts, avec des procédures différentes, parfois au détriment d'une coordination efficace.

Enfin, les besoins de l’Afrique restent considérables dans les domaines des infrastructures, de la santé, de l’éducation et de l’industrialisation. Pour certains acteurs africains, l’enjeu n’est donc plus seulement de recevoir davantage d’aide, mais de construire un modèle fondé sur l’investissement, la production, le commerce et la mobilisation des ressources locales.

La question centrale reste ainsi posée : comment passer d’une Afrique bénéficiaire de l’aide à une Afrique davantage maîtresse de son propre développement ?

 

 

Wednesday, September 30, 2026

En plein vol, deux pilotes s’attaquent au couteau

 

En plein vol, deux pilotes s’attaquent  au couteau

Bujumbura, le 30 Septembre 2026 Gako News –Blog En plein vol, deux pilotes s’attaquent  au couteau. l'avion effectuait la liaison Dubaï- Tel-Aviv avec environ 180 personnes à bord.

L’inhabituel se passe ce mercredi 30 septembre 2026, sur la liaison Dubai- Tel-Aviv quand pendant le vol, une violente confrontation entre les deux pilotes dans le cockpit aurait eu lieu. Un des pilotes aurait été blessé à l’arme blanche affirment certaines sources.

 L’avion a effectué une descente très rapide et a émis des codes d’urgence, notamment le 7700 (urgence générale) et, brièvement, le 7500 (intervention illicite/détournement).

L’avion a été dérouté vers Tabuk, en Arabie saoudite, où il a atterri sans encombre vers 9 h 45, heure locale. Les deux pilotes auraient été blessés et transportés à l’hôpital.

Les passagers ont été signalés sains et saufs et tous ont été comptabilisés. Flydubai a confirmé qu’un « incident » s’était produit, mais n’a pas publiquement confirmé tous les détails qui circulent concernant la confrontation dans le cockpit.

Les autorités israéliennes ont initialement craint un éventuel détournement et ont fait décoller des avions de chasse, tandis que les circonstances exactes et les motivations restent en cours d’enquête.

Ainsi, il ne s’agissait pas d’un crash : le vol FZ1073 a été dérouté et a atterri sans problème en Arabie saoudite. Les informations plus alarmantes faisant état d’une tentative de détournement ou d’un crash font toujours partie d’une enquête en cours et doivent donc être considérées avec prudence.

Le cas de FZ1073 est très inhabituel, mais ce n’est pas le premier cas documenté de violence entre pilotes pendant un vol. Un précédent particulièrement clair est survenu avec Air France en 2022.

En passant, on se rappellera des cas semblables ont eu lieu dans le passé mais pas avec une telle gravité. C’est le cas d’Air France, vol Genève–Paris, juin 2022 ou le commandant de bord et le copilote ont eu une dispute qui a dégénéré en altercation physique dans le cockpit. Ils se sont attrapés par le col et l’un aurait frappé l’autre. Des membres de l’équipage de cabine sont intervenus et l’un d’eux est resté dans le cockpit pour surveiller les pilotes. L’avion a finalement atterri normalement à Paris. Les deux pilotes ont ensuite été suspendus.

Le second cas est celui de Delta, 2022 : Un copilote a été accusé d’avoir menacé de tirer sur le commandant de bord pendant un vol Atlanta–Salt Lake City, après un désaccord concernant un éventuel déroutement. Il ne s’agissait pas d'une bagarre physique, mais c'est un autre exemple de violence grave entre membres du cockpit.

FedEx 705, 1994 : cas encore plus spectaculaire, mais différent : un pilote de FedEx qui voyageait comme passager a attaqué le commandant, le copilote et l'ingénieur de vol avec des armes pendant le vol. L'équipage a réussi à le maîtriser et l'avion est revenu se poser à Memphis.

 

 

Thursday, September 24, 2026

Plus d'engagements en faveur de l'éducation

 Plus d'engagements en faveur de l'éducation 

Bujumbura, le 24 Septembre 2026 Gako News Blog  Plus de 2,1 milliards de dollars de promesses confirmées , 1,4 milliard de dollars de financements complémentaires mobilisés et  471 milliards de dollars d’engagements de financement national en faveur de l’éducation, soit une augmentation de 32 % des dépenses d’ici 2030, actions entreprises par des leaders du monde réunis à New York pour l'Assemblée Générale des Nations Unies. 


En marge de l’Assemblée générale des Nations Unies qui se tient à New York du 8 septembre au 28 2026, les dirigeants du monde entier se sont  mobilisés  ce mercredi 23 Septembre 2026 en faveur de la campagne « Multiply Possibility » lors d’un événement de haut niveau organisé par l’Italie, le Nigéria et le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) alors que le monde fait face à une crise de l’apprentissage qui s’aggrave, avec 270 millions d’enfants et de jeunes privés d’accès à l’école.

Ce mercredi, ‘’les financements annoncés  comprennent 2,1 milliards de dollars de promesses confirmées et anticipées de la part de donateurs souverains au GPE, réaffirmant leur confiance dans le modèle unique du GPE et dans sa capacité à renforcer les systèmes éducatifs, à améliorer les apprentissages et à obtenir des résultats à grande échelle pour les enfants

Selon le GPE, la campagne a également permis de mobiliser 1,4 milliard de dollars de financements complémentaires initiaux, dont 1 milliard de dollars provenant d’institutions de financement du développement et 400 millions de dollars d’une coalition croissante de partenaires philanthropiques et du secteur privé. Ces ressources peuvent être mobilisées en complément des subventions du GPE, permettant de débloquer en moyenne 4 dollars de financement supplémentaire pour chaque dollar de ressources du GPE et de fournir des capitaux catalytiques aux pays partenaires à un moment où les budgets publics sont soumis à une pression croissante.

Par ailleurs, les pays partenaires du GPE ont annoncé 471 milliards de dollars d’engagements de financement national en faveur de l’éducation, soit une augmentation de 32 % des dépenses d’ici 2030.

Des sources indiquent que Le budget de l’UNESCO, l’agence des Nations Unies chargée notamment de l’éducation : pour 2026-2027, le budget intégré de l’UNESCO est d’environ 1,823 milliard de dollars pour deux ans. Son objectif lié à l’éducation représente environ 658,3 millions de dollars, soit environ 329 millions de dollars par an si l’on répartit simplement sur deux ans.

La semaine de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU en 2026, le débat général se termine le lundi 28 septembre 2026. Il se déroule du 22 au 26 septembre, puis reprend le 28 septembre. En revanche, la 81ᵉ session complète de l’Assemblée générale ne se termine que le 7 septembre 2027. Les chefs d’État et les grandes annonces de cette semaine, la date importante est le 28 septembre 2026.


Monday, September 7, 2026

Tanzania : First Gentleman est décédé

 

Tanzanie :  First Gentleman est décédé

Bujumbura, le 7 Septembre 2026, Gako News Blog Hafidh Ameir Hassan à l’âge de 76 ans, alors qu’il était sous traitement à Zanzibar,

Ce lundi le Vice Presidént Tanzanien Deogratius Ndejembi dernierement approuvé à l’unanimité par le Parlement tanzanien a annocé le decès de l’époux de la cheffe de l’Etat Samia Suluhu Hassan, Hafidh Ameir Hassan  qui suivait un traitement pour problèmes cardiaques.

De personnalité très discrète, tel que décrit par des media locaux, Hafidh Ameir Hassan a principalement travaillé dans l’agriculture et le milieu académique à Zanzibar. Marié à Samia Suluhu Hassan en 1978,  First gentleman tanzanien laisse derrière lui  trois garçons et une fille, Wanu Hafidh Ameir, membre du parlement tanzanien.

Lorsque Samia est devenue présidente en mars 2021, Hafidh Ameir est devenu le premier ‘’First Gentleman ‘’ Hafidh Ameir Hassan était l’époux de Samia Suluhu Hassan, présidente de la Tanzanie. Il était une personnalité très discrète, ayant principalement travaillé dans l’agriculture et le milieu académique à Zanzibar.

Lorsque Samia est devenue présidente en mars 2021, Hafidh Ameir est devenu le premier « First Gentleman » de Tanzanie, une situation inédite dans le pays.

L’homme qui avait bien compris la philosophie de Friedrich Nietzsche - si nous voulons bien vivre, vivons cachés, il allait jusqu’à éviter les media malgré les hautes fonctions de son épouse. Il est décédé ce mardi, 7 septembre 2026, à Zanzibar, à l’âge de 76 ans.

Une source note ''divers responsables, y compris les hauts dirigeants du gouvernement, dirigés par le Président de Zanzibar et Président de la Commission Révolutionnaire, Dr Hussein Ali Mwinyi, ainsi que l’ancien Président de Zanzibar, Amani Abeid Karume, se sont rendus à la mosquée de Kizimkazi, dans la région Sud d’Unguja, Zanzibar, pour participer à la prière funéraire à la suite du décès de Hafidh Ameir Hassan, époux de la Présidente de la République-Unie de Tanzanie, Dr Samia Suluhu Hassan''.


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