Burundi : Pénurie d'eau, une affaire de manque de responsabilité
Burundi : Pénurie d'eau, une affaire de manque de responsabilité
Bujumbura le 23, Mars 2026 Gako News
Blog Inspires par le thème ‘’ l’eau, source d’égalité’’, des jeunes s'insurgent
contre la pénurie d'eau au Burundi, un pays de milles sources d'eau potable,
aux ménages entourés des cours d'eaux et appelle à l’augmentation des investissements
et renforcement des systèmes nationaux d'eau et d’assainissement via la responsabilité
de tout un chacun.
Là où l'eau
coule, l'égalité grandit
Lorsque l’accès à l’eau fait défaut,
ce sont les femmes et les filles qui paient le plus lourd tribut, s'appuyant
sur des toilettes non sécurisées ; s'occupant des membres de la famille malade
à cause de l'eau contaminée ; et passant des heures chaque jour à récupérer de
l'eau dans des sources communautaires surpeuplées — une tâche qui empêche de
nombreuses filles d'aller à l'école. Le thème et les propos du Secrétaire général
des Nations Unies lors de la journée internationale dédiée à l’eau Edition 2026
alimentent un débat.
Ils
sont des étudiants, des fonctionnaires, des entrepreneurs réunis dans la salle
climatisée de l'American Corner, un espace géré par l'ambassade des États-Unis
au Burundi. C'est dimanche 22 Mars 2026 journée internationale dédiée à l'eau,
le Water Day dira Ferdinand Nitunga, Président de l'International Solidarity
English Club – ISEC, facilitateur du jour. C'est la pause, changement
d'activité : paradoxe au sujet de la pénurie d'eau au Burundi en général et dans les
zones urbaines en particulier et avec accent particulier dans la ville de
Bujumbura, une ville construite au bord du Lac Tanganyika dont les eaux montrent
souvent à quel bois elles se chauffent : Water Day 2026
Comprendre
ce paradoxe c'est écouter les avis et considérations partagés de ces amoureux
de la langue de Shakespeare.
''
L'eau est la vie, badiner avec l'eau c'est jouer avec la vie '', introduit le
débat un jeune homme appartement agacé par le manque d'eau dans les quartiers
de la ville de Bujumbura car chez lui à Kuwinterkwa, une semaine peut passer sans
aucune goutte d'eau fournie par la Regideso. Pour lui, il est increvable qu'une
ville surplombée par des sources d'eau potable tel que Kinuke, une ville
traversée par une dizaine de rivières et s'affronte au Lac souffre du manque d’eau.
C'est
une mauvaise gestion'', déclare le second. Il ne suffit pas d'avoir d'eau en
abondance dans les rivières et lacs, il faut savoir gérer cette eau. Il donne
des exemples des pays du désert qui n'ont pas de problème d'eau. La gestion
impose. Qui gère quoi? La Regideso, répond un troisième qui semble douter des
raisons avancées par cette société qui fait le monopole et fait la pluie et le
bon temps.
Cet
intervenant mentionne les moyens colossaux dont dispose la Regideso pour
satisfaire le nombre de clients qui va croissant, croissant mais croissant aussi
les factures. La Regideso aurait oublié la loi de l'offre et de la demande ?,
s'interroge un troisième avant d'ajouter que peut être les milliards dont se
vente la Regideso ne lui appartient pas. Ces fonds serviraient à d'autres
projets et l'eau ne serait pas une priorité pour le gestionnaire, l'Etat.
Oui, manigance Ferdinand Nitunga. Il partage l'expérience de terrain. La question de l'eau est une affaire de manque de responsabilité. Les gens devraient bien gérer les eaux des pluies. La Regideso devrait reconnaître ses limites et penser à un partenariat win win avec des acteurs dans ce domaine, explique cet expert en anglais de la communication internationale. Privatiser la Regideso contribuerait à la bonne gestion des eaux en mairie de Bujumbura, nuance un étudiant tout en appelant à la responsabilité de tout un chacun.
Dans
son discours pour la journée internationale dédiée a l’eau, le secrétaire général
des Nations Unies, Antonio Guerres trouve qu’Il est temps que les gouvernements
augmentent leurs investissements et renforcent les systèmes nationaux d'eau et
d'assainissement, grâce à des capacités de livraison améliorées, à la formation
de la main-d'œuvre et à un financement fiable. Les pays développés doivent
partager les technologies, l'expertise et le financement nécessaires pour
construire des infrastructures d'eau et d'assainissement sûres, durables et
résilientes. Et les femmes doivent être présentes à la table de décision pour
s'assurer que ces systèmes répondent à leurs besoins.













