Burundi : Juin , un mois thématique
Bujumbura, le 26 Juin 2026, Gako News -Blog La date du 21 juin 1993 rappelle beaucoup d’événements dominés par les plus malheureux que les plus heureux, qu’a connu le Burundi après la victoire du parti SAHWANYA-FRODEBU du 1er juin 1993 avec 64,5% aux élections présidentielles et du 29 juin, marquant les premières élections parlementaires multipartites depuis 1965 et remportées par le même parti avec plus de 80%. Analyse de Kobako Gaspard.
De un, le 21 juin 1995 eut lieu l’assassinat crapuleux du Professeur Stanislas RUZENZA, Directeur de la Recherche Scientifique. Essuyant des tirs de pistolets depuis son bureau pour avant de succomber devant le rectorat, il fut assassiné par des « sans échecs » sous l’instigation du Professeur Jean-Pierre NDAYISHIMIYE, alias GASOMBOROTSO de triste mémoire ;
De deux, il y a de cela 28 huit ans jour pour jour, le processus d’Arusha débuta dans un climat de terreur ; donc sous pressions, entre le Gouvernement du Président Pierre BUYOYA, les partis politiques agréés et le Mouvement Conseil National pour la Défense de la Démocratie CNDD et non le (CNDD-FDD), après le rapatriement des négociations qui avaient connu un certain nombre de de rounds à Rome sous la médiation de la Communauté San Egidio, qui étaient fort avancées et qui étaient entre les vrais belligérants.
En d’autres termes, c’étaient entre les CNDD, alors mouvement politique et sa branche armée les Forces pour la Défense de la Démocratie, les FDD. Ces négociations étaient entre les vrais belligérants furent renvoyés à Arusha en République Unie de Tanzanie.
Le Président Yoweri Kaguta MUSEVENI qui en prie l’initiative en proposant le Président feu Julius Kambarage Nyerere comme médiateur, n’indique en aucun cas que c’était nécessairement pour l’amour et la paix des Burundais. La suite des évènements nous l’a révélé. Par ailleurs ce n’étaient pas les partis politiques convies à ces négociations qui étaient en guerre contre le gouvernement de Pierre BUYOYA, car ils étaient entre temps en perpétuelles négociations pour le partage des postes de responsabilités à Kigobe-Kajaga et Novotel pour le déni de la démocratie sous une convention de gouvernement. C’est ce que le CNDD qualifiait ; à juste titre de putsch rampant.
Dans une interview que
le Président BUYOYA accorda à RFI, il a affirma que l’AAPR au BURUNDI, que
d’aucuns se réclament à cor et à cri, alors qu’ils ont signé avec force
réserves, que c’était un non accord, pour dire qu’ils n’y croyaient pas forcement
et que lui l’a signé sous contraintes. Il fut forcé de le signer car en
appelant leur parrain Bill Clinton pour observer la signature ; ce n’était
pas gratuit.
Les négociations
d’Arusha furent par voie de conséquence, une sorte de fourre-tout ignorant les
forces combattantes sur le terrain, que la branche politique minimisa, croyant
qu’elle pouvait négocier en position de faiblesse.
De trois, il y a 28 ans que de grandes manifestations, devenues des voies et des moyens pour arracher
des postes et l’occasion de massacrer les démocrates, sorte de punitions pour
ceux qui avaient choisi la voie de la démocratie, reprirent de plus belle pour
refuser ce processus. L’on est donc mal parti et on ne pouvait que termine
presqu’en catimini dans un accord truffés de réserves.
Le Président du Parti AND-Intadohoka pense qu’ il convient d’évaluer l’AAPR pour voir ce qu’il en reste et analyser si réellement il peut être toujours une référence indéniable ou s’il faut avancer vers une autre direction et ou l’améliorer pour ne pas être dans un éternel recommencement et tourner la page au besoin ; s’occuper : (a) de la réconciliation en mettant toutes les filles et les fils du Burundi sous une Egalite et surtout une équité en droits; (b) de la guérison des esprits des victimes des différentes tragédies ; celle de 1993 en particulier ; (c) de la réparation par la restitution des biens mal acquis dont les mauvais acquéreurs continuent à agiter les cœurs des Burundais pour vouloir s’y réconforter, sous prétexte qu’il y aura un autre séisme par des conflits qu’ils voudraient une fois de plus allumer.
L’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au
Burundi ne doit pas de servir de prétexte aux uns et aux autres pour acquérir des
parcelles de pouvoir indûment dans des calculs mesquins et des chiffres
artificiels. Elle fut une étape dans la résolution du conflit burundais et il
faut pouvoir avancer pour recouvrer la vraie démocratie et des burundais vivent
une paix réel et durable. Les Burundais devraient s’interdire de s’engouffrer
dans des carcans ethnico-régionaux, conclut cet ancien combattant.
Lien important : A la rencontre de Monsieur Kobako Gaspard ~ Gako News
























