UEA
: Vers une communauté juste et pacifique
Bujumbura , le 14 Novembre, 2025, Gako News, Blog Students For Liberty Burundi se disent plus engagés dans la transformation des communautés via le respect des droits humains qui restent ni à vendre ni à négocier mais une condition essentielle pour bâtir un développement durable, juste et pacifique.
Students For
Liberty Burundi, dans son grand désir d’être la plus grande organisation étudiante internationale
pro-liberté au monde est à l’œuvre au Burundi, affirme un étudiant de l’université
Espoir d’Afrique. ‘’Nous, comme nos interlocteurs, nous aspirons devenir des leaders dans nos communautés et
cherchons à bâtir un avenir plus libre’’, ajoute-t-il avant de souligner qu’au
Burundi les obstacles à l’atteinte de leurs objectifs restent légion. |
| Recteur, Rév. Dr Col. de Police Servilien NITUNGA |
Students For Liberty Burundi sélectionne
soigneusement des bénévoles étudiants et leur fournit la formation en
développement du leadership nécessaire pour devenir de fervents défenseurs de
la liberté. L’événement a rassemblé des étudiants, des responsables
universitaires et plusieurs personnalités éprises par le partage des avis et considérations
sur le rôle central de la dignité
humaine dans le développement social et économique du Burundi.
Guy Stève
NININAHAZWE, Coordinateur National de Students For Liberty Burundi, a, dans son mot d’accueil, brièvement relaté l’historique
de l’association en y annexant les réalisations. Il a, du coup, montre l’impact du respect humain dans la
transformation des communautés. ‘’Le développement durable ne se limite pas
seulement à des infrastructures ou à la croissance économique, mais aussi par
la reconnaissance de la dignité et de la liberté de chaque personne’’, a insisté
NININAHAZWE.
L’événement a
rassemblé des étudiants, des responsables universitaires et plusieurs
personnalités éprises par le partage des avis et considérations sur le rôle central de la dignité humaine dans le
développement social et économique du Burundi.
Avec 46 point
focaux à travers tout le pays qui sensibilisent principalement les communautés académiques,
l’Association Students for Liberty Burundi est connue au Burundi depuis 2015. L’évènement
se passe, jeudi 23 Octobre 2025 à l’Université
Espoir d’Afrique, organisée par cette association, autour d’un thème porteur :
« Le respect humain, moteur du développement durable, un thème dont le choix qui a été salué par le Recteur, Rév. Dr Col.
de Police Servilien NITUNGA. Il a interpellé les étudiants à mettre en pratique
les principes du respect humain dans leurs études et leurs actions citoyennes,
soulignant que « le développement
durable commence par des valeurs humaines solides. Il a souhaité aux étudiants
de valoriser les valeurs chrétiennes pour produire des leaders de qualité qui
inciteront le peuple de Dieu à l’intégration de la foi à la vie, bref bons citoyens.
Dans son exposé teinté de recherches et intitulé le rôle de la liberté économique dans le
respect humain, il a mis un accent particulier sur le droit à l’alimentation.
Au Burundi, Aimable
Manirakiza, Directeur Général de CDE Great Lacks trouve 88% des foyers cultivateurs
mangent deux fois par jour et 12 mangent 3 fois le jour. Il n’a pas oublié de
ceux qui font la discipline de l’assiette. 79,1% des agriculteurs cultivent pour
la consommation, 19,9 % pour la production et 1 % uniquement pour la vente.
Pascal Niyongabo,
Chef du Département de droit l’université Espoir d’Afrique viendra pour synthétiser
l’impact de respecter droits humains dans le développement de la communauté.
Il a défini le développement comme la croissance économique, le mode de vie et
la liberté comme un facteur favorisant
la cohésion sociale. Pour lui, le
respect des droits humains soutient la responsabilité et le développement
doit être au centre de toutes les interventions sur l’être humain, la femme bénéficiant
d’un accent particulier.
Aimé Fidèle,
candidat doctorat à l’Université de Makerere , Uganda et lauréat de l’Université
Espoir d’Afrique a partagé avec les participants un regard comparatif des droits
humains dans les système juridique africain. S’appuyant sur le caractère
obligatoire des droits humains, Fidèle a souligné les béquilles du système
judiciaire africain à commencer par la limitation structurelle ou la saisine
des cours est limitée. Certains Etats ont ratifie des conventions régionales
tandis que d’autres ont déclaré leur incompétence voir 5 qui se sont déjà retirés
de ces conventions.
Kirsten Nicolas
Nzungu, candidat doctorat à l’Université de Moshi en Tanzanie comme son groupe d’étudiants, lauréats des départements
Finance et banque, Economie politique et
Markting de la promotion 2024 a développé un
panel sur le thème ‘’Liberté
d’expression et droits humains : piliers d’une société démocratique’’. Passant par l’aspect de la liberté au droit d’agir
et ne pas agir, de faire et de ne pas faire, Nzungu s’accorde avec son groupe
que les droits humains ne sont ni à
vendre ni à négocier. Ils ont rejoint le reste des participants pour conclure
que le respect humain n’est pas
seulement une valeur morale, mais une condition essentielle pour bâtir un
développement durable, juste et pacifique.
Lors de l'exposé de ce groupe d'étudiants un journaliste a voulu
savoir si le gouvernement du peuple, par
le peuple et pour le peuple, expressions incluses dans leurs propos, existe
réellement quelque part dans le monde. Au terme de la conférence quelqu'un
qui avait pris part à la conférence a confié que c'est une grande
intention des peuples opprimés. '' En réalité, ce genre de gouvernement n'a pas
eu lieu, n'est et ne sera, peut-être nulle part sauf dans les documents et les
syllabus d'étudiants qui vivent le surréalisme '', a –t-il conclu .